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Comment nous vérifions que nos fichiers s’importent

La plupart des convertisseurs vérifient leurs fichiers avec leur propre code. C’est-à-dire qu’ils ne les vérifient pas : un fichier peut passer tous leurs contrôles et être refusé par le premier logiciel de comptabilité venu.

Nous faisons l’inverse. Chaque fichier produit par RelevéPro est donné à relire à des bibliothèques libres écrites par d’autres, qui n’ont jamais vu ce projet. Ce qu’elles en ressortent est comparé ligne à ligne à une vérité terrain écrite à la main avant que les relevés d’épreuve existent. Voici le résultat, et ce qu’il ne dit pas.

399 fichiers sur 402 relus sans erreur par un tiers, qui y retrouve la vérité terrain, ligne à ligne
8 bibliothèques libres, écrites par d’autres, qui n’ont jamais vu ce projet — sur 6 formats de sortie

Mesuré le 27 août 2026 par la commande npm run import sur 68 relevés d’épreuve et 6 formats : OFX, QIF, CFONB, FEC, XLSX, CSV. 3 fichiers ne sont pas comptés parce que le convertisseur refuse lui-même de les fabriquer — le CFONB 120 exige deux soldes, et un relevé de carte n’en imprime aucun. Un refus explicite vaut mieux qu’un fichier qui a l’air bon.

La méthode, en trois temps

Elle tient dans une idée : un juge se vérifie avant d’être cru. Une bibliothèque qui approuve nos fichiers ne prouve rien tant qu’on n’a pas montré qu’elle sait lire, et qu’elle sait dire non.

  1. Elle relit d’abord un fichier qui n’est pas le nôtre. Un fichier de référence pris dans le dépôt d’un autre projet, dont le contenu exact est écrit à côté. Une bibliothèque qui s’y trompe est écartée — voir plus bas.
  2. Elle doit refuser un fichier abîmé. On casse volontairement un de nos fichiers de 6 façons différentes — archive tronquée, zone obligatoire effacée, montant remplacé par du texte — et on vérifie qu’elle s’en aperçoit. Une bibliothèque qui avale n’importe quoi ne prouve rien quand elle dit « oui ». 44 avaries sur 48 sont vues.
  3. Alors seulement, elle juge nos fichiers. 68 relevés d’épreuve, chacun exporté dans tous les formats, chaque ligne comparée à la vérité terrain : date, libellé, débit, crédit.

Les 8 juges

BibliothèqueVersionLicenceFormat jugé
ofx-js 1.1.1 MIT OFX
node-ofx-parser 0.5.1 MIT OFX
qif2json 0.4.0 MIT QIF
python-cfonb 2.13 LGPL, fork d’Akretion CFONB
convert-fec-to-json dépôt+pandas 2.3.3 AGPL v3, hors PyPI FEC
exceljs 4.4.0 MIT XLSX
read-excel-file 9.3.10 MIT XLSX
csv-parse 7.0.2 MIT CSV

Aucune de ces bibliothèques n’est embarquée dans le site : elles servent à l’atelier, pas au visiteur. Le convertisseur que vous utilisez ne télécharge rien et n’envoie rien — et cela se vérifie en trente secondes.

Les 2 lecteurs que nous avons écartés, et pourquoi

Une page qui ne montre que ce qui marche se lit comme une publicité. Celles-ci ont échoué à la première étape — sur un fichier de référence qui n’est pas le nôtre. Elles ne peuvent donc juger personne, et elles ne comptent pas dans les chiffres ci-dessus.

Ce que la méthode a trouvé chez nous

La méthode en a trouvé 5, tous invisibles de l’intérieur : les montants, les dates et les libellés étaient justes dans chaque cas. C’étaient des erreurs de structure, sur des zones qu’aucun de nos contrôles ne regardait — parce que c’est nous qui les avions écrites. Chacun est corrigé, et chacun est remis dans le code à chaque passage pour vérifier que la bibliothèque tierce le refuse à nouveau : un correctif qu’on ne sait pas faire échouer n’est pas un correctif prouvé.

Ce que ces chiffres ne disent pas

C’est la partie que nous ne voulons pas laisser à votre charge.

Le meilleur contrôle reste le vôtre, et il est gratuit.

Convertissez un relevé, ouvrez le fichier dans votre logiciel, et regardez. Il n’y a ni inscription, ni limite, ni fichier envoyé où que ce soit : le convertisseur est là.

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